Avril, ne te découvre pas d’un fil. Pour les cyclistes, ce proverbe n’est pas d’actualité vu que l’entrée dans la saison printanière concorde avec l’arrivée des premiers pavés et des premières ascensions de bergs et autres côtes aux pentes abruptes. Il fallait donc tenter une sortie pour s’offrir la victoire sur une classique de prestige. Le peloton l’a bien compris.
Par Grégory Ienco.
Lors des précédentes sorties sur le Grand Prix E3 et la Flèche Brabançonne, les favoris des classiques du nord s’étaient montrés peu enclins à se montrer et forcer sur les pédales dés les premiers pavés. Ils souhaitaient se conserver avant la lutte finale sur le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, les deux reines des épreuves flamandes. Ainsi, au départ du Ronde, la liste des favoris était longue avant que le peloton ne démarre de la Grand’Place de Bruges pour 260 kilomètres de souffrances et d’efforts intenses dans les plaines belges. Après près d’une centaine de bornes dans les jambes, les premières côtes apparaissaient aux yeux des coureurs, amassés tel un troupeau vers le Molenberg, première ascension [Lire la suite]